JANVIER : des mots qui franchissent temps et frontières…


C’est du Mexique que vient le clip de ce mois-ci …même si c’est aux USA que le père Arrupe a prononcé (dans les années 1970 et en anglais) les paroles que chantent (aujourd’hui, en espagnol) quelques jeunes se préparant à entrer au noviciat jésuite.

Pedro Arrupe, basque comme Ignace de Loyola, fut supérieur général de la Compagnie de Jésus juste après le concile Vatican II, après un destin hors du commun : un temps aumônier de prison pour les hispaniques à New-York, puis maître des novices au Japon, tout près de Hiroshima quand la bombe y a explosé. C’est aussi lui qui, voyant le drame des « boat people »qui fuyaient le Vietnam, a créé le Service Jésuite des Réfugiés (le JRS) ! 

Un jour qu’il parlait aux USA devant un auditoire de jeunes, il lui fut demandé ce qui comptait le plus, en pratique. Providentiellement, quelqu’un nota sa réponse, qui est ainsi parvenue jusqu’à nous :

 » Il n’y a rien qui compte plus que de trouver Dieu, de se mettre à aimer de façon absolue et définitive… (LIRE LA SUITE)  » 

On va découvrir le chant qui a été adapté de cette réponse du P.Arrupe

Chamboulant l’ordre des phrases du père Arrupe, le chant met tout de suite l’accent sur le choix décisif que le père Arrupe invite à faire, disant que c’est cela qui va radicalement changer la vie : « Enamorate » (« mets-toi à aimer », mot à mot : « en.amour.e-toi ») et « Permanece en el amor » (« demeure dans l’Amour », cf. Jn 15, 9).

 

Pour en savoir plus sur la vie de Pedro Arrupe